Carnets 44

Dans une librairie: un rayon « Military » – pas de rayon « Poetry ».

Un homme que je prends d’abord pour un livreur en raison de sa tenue: sur le trottoir, il brosse un caniche noir qui se dirige ensuite vers la porte d’entrée d’un pavillon cossu. Une voiture de société garée dans la rue: « dog walking and training ».

Sur la pelouse parsemée de fleurs jaunes et blanches tombées d’un arbre, un morceau d’écorce – de la taille d’un grand cahier. Il ne pesait rien – superposition de fines feuilles de couleur blanche et de même texture que du papier qu’on aurait pu détacher (ou feuilleter, effeuiller ?), si bien que j’ai eu envie de prendre avec moi cette espèce de carnet naturel et d’y écrire.

(Il pleut fort – soulagement.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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