Carnets 70

J’ignore pourquoi, je n’ai jamais oublié ces lignes d’un entretien avec Peter Handke où il évoque assez longuement Thomas Bernhard mort quelques années plus tôt : « Il est un si bon conducteur de voiture. J’étais dans sa Mercedes un jour, j’ai jamais vu quelqu’un qui a su conduire avec une telle souplesse, en même temps vite et souple, sans hésitation, c’était comme musical. Je ne sais pas comment dire ça. »

M. encore, avant de nous quitter : commence le troisième tome de son autobiographie (« Je ne pense pas la publier, ça n’intéressera personne »). Le livre s’ouvre sur son adolescence. « Je ne sais pas pourquoi j’ai laissé l’enfance. »

Le vieux cytise rue Sainte Anne : j’ai d’abord vu un arbre immense, puis j’ai distingué les deux troncs et les deux feuillages – les siens et ceux du flamboyant juste à côté (qui avait perdu toutes ses fleurs rouges, ne restaient que quelques jaunes sur le cytise).

(Peut-être à cause de la première phrase au présent ?)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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