Carnets 92

Le Chinois désoeuvré assis sur sa chaise, tête rejetée vers l’arrière, se gratte longuement le menton. S’habille toujours d’une même couleur ou de deux couleurs assorties – aujourd’hui : chaussures grises, pantalon noir, tee-shirt gris.

Le verbe schwirren : voler dans un bruissement d’ailes (oiseaux), en bourdonnant (insectes), siffler (à travers l’air) – revient souvent chez PH. Ce matin, je lis: « Einzelne duftende Nadeln schwirren herab durch die Luft, anblinkend in der Sonne, dann im Schatten. » (« Quelques aiguilles odorantes tombent et sifflent en volant à travers l’air, scintillant dans le soleil, puis dans l’ombre »)

Au bord de mer de Saint Gilles, esplanade des Roches noires : branches facilement accessibles – à un mètre du sol – du veloutier blanc – MJ grimpe dessus et se cache à l’ombre des feuilles vert tendre un peu argentées.

(Une phrase pour une observation où se conjuguent l’ouïe, la vue, l’odorat.)

(Et toi, quel est le premier arbre sur lequel tu es monté pour te cacher ?)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Un avis sur “Carnets 92

  1. Un vieux cerisier croissant tendrement dans le jardin de mon Enfance, Hollychilwood toujours bruissante pareille à ces cerises jaunes et rouges, lourdes et délicieuses, becquetées d’abord par les étourneaux aux noms proches de ces délicieux bigarreaux.

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