Carnets 99

Allume la télé si tu veux avoir un nid de frelons à la place de la cervelle.

Depuis hier : un homme et une femme viennent s’asseoir contre le mur du parking derrière l’immeuble, à côté de la porte close d’un garage – fument, bavardent, boivent un café – comme si, malgré les nouvelles règles, la vie continuait ?

Peux-tu continuer à regarder autour de toi de la même façon – les arbres, le ciel, la montagne, les rues ? Est-ce que le monde – le paysage devant toi – n’est pas en train de s’effondrer ?

L’hôpital au pied de la montagne en face – deux bâtiments côte à côte – un héliport sur le toit de celui de gauche – une armature métallique enserre les blocs de béton – forteresse où règne la peur nouvelle – la peur ancestrale.

(Sur le boulevard, les arbres trempés par les averses sentent bon.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :