Carnets 129

Gœthe à Venise : sur la lagune, observant pendant des heures le manège des coquillages, des patelles et des crabes à marée basse – « Qu’un être vivant est une chose précieuse et magnifique ! comme il est approprié à son état ! comme il est vrai ! comme il existe ! combien me sont utiles mes petites études d’histoire naturelle ! Quel plaisir je goûte à les continuer ! » – jamais au repos, toujours actif dans l’observation – comme le crabe qui chasse sa proie : « La patelle chemine doucement ; mais, aussitôt qu’elle aperçoit l’approche de l’ennemi, elle se colle ferme à la pierre. Le crabe se démène autour du petit toit avec une adresse et une malice amusante, mais la force lui manque pour vaincre le muscle puissant du mollusque : il renonce à cette proie, il court à une autre, qui chemine, et la première poursuit sa marche doucement. »

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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