Carnets 139

Kafka, depuis la fenêtre de sa chambre à Prague : observe deux petits garçons traversant le chantier de l’Université avec chacun dans les bras une botte de foin sec. « Ils se traînaient avec ça jusqu’en haut de la côte. »

Et, juste après dans le Journal, depuis le même poste d’observation : un chariot vide et un grand cheval maigre devant, et sans doute l’ascension de la même côte que celle des garçons : « Le cheval, les pattes avant un peu levées, le cou tendu vers le côté. Au-dessus le fouet du cocher. »

(A l’époque, Kafka habitait dans un immeuble moderne qu’on venait de bâtir dans la Niklasstrasse, sa chambre donnait sur la Moldau et le pont Cech – il existe une photo de l’immeuble détruit depuis, avec le pont et deux colonnes de l’autre côté du fleuve, mais on ne voit pas la côte en question – sur la photo de l’immeuble on peut aussi distinguer la fenêtre de Kafka, grâce à un plan de l’appartement familial également conservé.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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