Carnets 142

Luis Sepulveda, L’Ombre de ce que nous avons été : « Il se rappela qu’il avait lu, pendant son exil, à Paris, un roman de Ramon Diaz-Eterovic intitulé La Ville est triste et, accoudé à La Périgourdine, le bar de Saint-Michel où, sans raison apparente, se retrouvaient toujours les Latino-Américains, il avait pleuré devant la description magistrale de la tristesse santiaguina qu’en faisait l’auteur. »

(La Périgourdine, café où nous allions, E., D. et moi, encore lycéens, quand, venus de banlieue en train, nous passions la journée à Paris, faisant le tour des librairies de Saint-Michel (avec toujours un passage chez José Corti rue de Médicis) – avant donc de rejoindre La Périgourdine, juste à côté de la fontaine Saint-Michel et en face de la Seine, nous parlions de littérature (première fois pour moi, venant d’un milieu où on ne parlait guère de livres) – depuis le café a disparu, mais c’est curieux de le retrouver dès les premières pages de ce livre, un personnage de Sepulveda (ou Sepulveda lui-même) y lisant – un lieu donc doublement littéraire à l’intérieur même du récit, et pour lui l’auteur, et pour moi le lecteur.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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