Carnets 144

Derrière l’hôpital, l’abîme – je ne le vois pas d’ici, ni le le quartier du Bas de la rivière – les deux bâtiments hospitaliers semblent collés à la paroi rocheuse alors qu’ils en sont séparés par une centaine de mètres – je ne vois pas non plus le pont qui relie cette partie de la ville à la montagne et au-delà au mince littoral qui la borde sur une dizaine de kilomètres.

(Une faille cachée à l’intérieur du paysage.)

J’ai rendez-vous à cette place chaque matin – ici, dans ce carnet papier, et en même temps, à cette table dehors – mais j’ignore à chaque fois avec qui ou quoi – avec quelles présences, avec quels fantômes.

Je n’avais lu encore aucun livre de Luis Sepulveda – dans le film d’Arte qui lui est consacré que j’ai regardé après l’annonce de sa mort, chacun de ses mots, chacun de ses regards, chacun de ses gestes, et même chacun de ses rires m’a paru extrait de l’un de ses récits.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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