Carnets 153

« Le monde de la sensation – le monde des feuilles, du vent, des instants, du sifflement dans les oreilles – se dérobe toujours plus à moi dans le récit ; à la différence des notes de carnet ? » (PH)

Un homme : part dans la montagne pour peindre mais, une fois arrivé sur place, ne peint pas, tout occupé à contempler les différents paysages autour de lui : « Ce n’est qu’en venant dans ce village des montagnes inconnu et en ensevelissant mon corps malingre dans les nuances crépusculaires du printemps que je peux enfin adopter une attitude à la mesure d’un artiste véritable. Une fois que j’ai pénétré dans ce territoire, toute la beauté du monde appartient à mon être ». (Sôseki)

En raison de ses formes fantastiques, le banyan n’invite-t-il pas davantage à la fiction qu’à l’observation ?

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :