Carnets 158

Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d’amour : « Il lisait lentement et en épelant les syllabes, les murmurant à mi-voix comme s’il les dégustait, et, quand il avait maîtrisé le mot entier, il le répétait d’un trait. Puis il faisait la même chose avec la phrase complète, et c’est ainsi qu’il s’appropriait les sentiments et les idées que contenaient les pages. Quand un passage lui plaisait particulièrement, il le répétait autant de fois qu’il l’estimait nécessaire pour découvrir combien le langage humain pouvait aussi être beau. »

Rangée de palmiers multipliants cachant la maison d’à côté – je me suis tourné et j’ai vu avec surprise que leurs palmes, éclairées par la lumière matinale, étaient passées du vert au jaune en l’espace d’un instant (ce que je n’avais encore jamais vu) – d’où, dans leur nom latin, le mot « lutescens ». Aujourd’hui pourrait s’appeler : « Le jour des palmiers jaunissants ».

Les zoizos blancs : n’apparaissent qu’une fois et ne reviennent jamais ?

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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