Carnets 160

Toujours étonné de voir des auteurs de fiction partir de « matériaux » qui leur sont complètement extérieurs et étrangers – le plus important, pour eux, étant de produire des histoires à la chaîne pour « l’industrie du livre ».

Chez Sepúlveda, la fiction est basée sur une expérience de plusieurs années de la forêt amazonienne. Chaque mot qu’il emploie dans son récit Le Vieux qui lisait des romans d’amour est nourri par ses connaissances des plantes et des animaux acquises aux côtés des indiens avec lesquels il a vécu. Cela vaut aussi pour les aspects les moins réalistes et les plus fantastiques de l’histoire qu’il raconte.

Chez Kafka, même phénomène où le réel conduit à l’imaginaire : une de ses soeurs remarque que l’appartement de Georg dans Le Verdict ressemble étrangement à celui de leur famille (et elle ne dit rien de la figure du père…).

Il existe quelques « génies narratifs » – et tous les autres qui bousillent la fiction et en font une espèce de soupe impersonnelle.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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