Carnets 167

Des touches de jaune sur le flanc de la montagne : arbres en fleurs en hiver.

Le mur latéral d’une habitation de l’autre côté du parking : sans portes ni fenêtres, surface plane comme un écran de cinéma où passe chaque matin le film de la lumière du soleil – avec comme seule action l’ombre du bâtiment administratif en face descendant, descendant.

La séance ne dure qu’une demi-heure, jusqu’au moment où la lumière éclaire tout l’écran.

Je cesse d’écrire et dessine une scène du film avec à côté la maison du vent, brique après brique – présence aux figures géométriques évoluant avec le jeu de l’ombre et de la lumière – absence à tout le reste, à tout ce qui est autour et à ma propre vie.

Parfois, la lumière s’éteint, le mur redevient entièrement gris – passage de nuages.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :