Carnets 170

Tu ouvres un robinet à n’importe quel moment de la journée et tu tombes systématiquement sur des délires verbaux. Comme si le virus avait aussi attaqué le système immunitaire du langage sans que personne ne s’en soit rendu compte.

Handke écrit L’Essai sur la fatigue entre le 14 et le 27 mars 1989 à Linares. « Si je n’avais pas été assis à l’air libre pour travailler, je ne l’aurais pas fini aussi vite. Etendue, silence, respiration. » (Hier en chemin)

Le muret le long du trottoir – s’arrête : un arbre qu’on n’a pas coupé – continue son chemin avant de s’arrêter à nouveau : cette fois-ci sur une plus grande longueur car le tronc de l’autre arbre est penché.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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