Carnets 174

Les minuscules terrains vagues au milieu d’un quartier où l’on construit de nouveaux bâtiments à côté d’anciennes habitations dont certaines seront bientôt rasées – terrains vagues souvent remplis de végétation, semblant frappés par une malédiction car les enfants n’y jouent pas et ils sont toujours déserts – la malédiction : les moustiques.

En toi, la fiction doit s’arrêter. Tu peux noter tes rêves de la nuit, mais sans leur accorder une trop grande importance – juste pour passer à autre chose. Ton regard doit en être lavé dès les premières heures du jour, tu ne dois pas les traîner toute la journée (comme ce fut le cas avant-hier). Ce matin, quand tu t’es mis en chemin, la lune au-dessus de la montagne était transparente.

Dans l’un de ces terrains vagues, deux très grands palmiers côte à côte, leurs troncs si droits et si clairs qu’ils ressemblent aux colonnes d’un temple grec.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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