Carnets 178

Les arbustes sur le front de mer : certains pliés par la force du vent, leurs branches poussant à l’horizontale, d’autres – plus souples, plus élastiques ? – formant des massifs qui se nourrissent de la lumière et de la houle et semblent prêts à résister à toutes les tempêtes, par exemple le mahot bord de mer, aux feuilles épaisses et rondes, certaines brunissant – ou encore le manioc marron.

Les yeux, les paires d’yeux partout dans les rues – le reste du visage caché. Au café, les yeux questionneurs du jeune serveur, il n’est plus que ses yeux qui posent toujours la même question, mais laquelle ?

Les employés s’assoient au pied du bâtiment administratif et bavardent une partie de la matinée, leurs voix par moments recouvertes par le bruit du vent. Le dernier qui reste là tout seul se met à siffloter et à chantonner, comme pour remplacer la conversation antérieure.

« L’écoute comme activité » (PH)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :