Carnets 183

La route de montagne bordée de bananiers : s’appelle, après Salazie, « rue Georges Pompidou » (l’occupation – la pollution de la nature par les noms de l’Histoire).

Entrée d’Hell-Bourg : une statue de guerrière tout le corps dressé vers le ciel, tenant un rameau d’olivier dans une main et dans l’autre un bouclier – « L’âme de la France » (« D’abord érigée dans le centre-ville par la mairie, elle est dynamitée par le curé, puis conservée en morceaux, réparée par soudure et enfin déplacée à Hell-Bourg. »)

La serveuse du restaurant : « Est-ce que les bateaux vont revenir ? » (les navires de croisière déversant leur cargaison de touristes sur l’île).

L’auberge de jeunesse où tu as passé une nuit malade il y a quelques années : à l’abandon, cour envahie par la végétation.

Juste à côté de la route qui contourne le village : une forêt de bambous géants.

Encore humides, les petites fleurs roses aux étamines jaunes : à peine collées dans le carnet, leurs pétales commencent à brunir sur les bords.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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