Carnets 187

Goethe, Voyage en Italie, 25 octobre 1786 : « J’ai quitté Pérouse par une matinée superbe et goûté le délice de me retrouver seul. La situation de la ville est belle, la vue du lac, extrêmement agréable. J’ai bien gravé ces images dans mon souvenir (ich habe mir die Bilder wohl eingedrückt). »

Das Bild – l’image : qu’on imprime en soi, qu’on grave – son propre esprit comme instrument faute d’appareil photo, de caméra – Goethe aurait pu dessiner le paysage aussi, mais il est en route et il fait confiance, à force de l’exercer, à sa faculté à graver en soi des images – soit littéralement, déplié, le mot allemand Einbildungskraft, imagination.

« Je quittai à Madonna del Angelo mon voiturin, qui poursuivit sa route pour Foligno, et par un grand vent, je montai à Assise; car il me tardait de faire une marche à pied dans un pays pour moi si solitaire. »

Le temple à Maria della Minerva : « Le premier monument complet de l’Antiquité que j’aie vu. (…) Ce qui s’est développé en moi par la contemplation de cet ouvrage est inexprimable et produira des fruits éternels. »

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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