Carnets 188

Le bas du visage caché : on ne voit plus la bouche qui énonce, qui affirme, qui juge, qui condamne – bien sûr on l’entend encore, mais quand elle se tait on parvient très facilement à l’oublier, et c’est un soulagement. Le nez qui renifle a lui aussi disparu. Ne restent que les yeux, les yeux silencieux, plus calmes souvent : accueillent la lumière, regardent parfois avec une plus grande attention – obéissent moins à la bouche et gagnent en autonomie.

La réalité augmentée, c’est la poésie.

Minuscule feuille oblongue sur la table que tu n’arrives même pas à saisir : la plus petite feuille du monde ?

Le banyan : te tend les branches.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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