Carnets 201

Quand la quatre-voies s’arrête à Saint Benoît et que commence la petite route côtière : l’impression d’entrer dans un autre pays dont chaque forme, chaque couleur est surprenante – le pays du conte.

Les deux noyers dans le jardin – et le vieux chêne dans le pré à côté où paissaient les vaches (pendant les années d’enfance, plus après) – le vieux chêne, disparu un jour (abattu par la foudre, par les hommes ?). (Morvan, années 70)

Le serveur JP : vit séparé de sa femme malbare, problèmes avec le fils adolescent qui bâche les cours et fume du shit, ensuite avec la fille plus jeune partie vivre un temps chez une copine, problèmes avec la banque et les impôts, et puis la maladie, l’opération et le retour au travail avec des douleurs au dos (les reins), l’épuisement parce qu’à cinquante ans passés il doit courir toute la journée en pleine chaleur, la première tentative de suicide, une semaine à l’hôpital, l’enfance qui pèse toujours (laissé par sa mère à l’Assistance publique à Nancy) – et la mort une nuit de décembre pour tout régler d’un coup.

Le bulbul orphée : soulève sa queue en sautant d’une branche – bas du ventre rouge.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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