Carnets 217

L’énorme rocher en granit à côté du sentier – repère au milieu de la forêt – les bouquets de jonquilles qu’ils posaient dessus ou tenaient dans les mains – la photo de famille devant ce qu’ils considéraient comme un monument.

Les cannes en bois de noisetier que les enfants façonnaient – découpant des anneaux de l’écorce pour l’embellir – cannes avec lesquelles ils partaient marcher à travers champs et forêts – était-ce juste pour sentir le sol boueux ou rocailleux à travers elles ? Surtout : pour briser les ronces qui recouvraient les sentiers et se frayer un passage – pour soulever un fil barbelé et permettre à l’autre de glisser sous une clôture. (Morvan, années 70)

(Certains mots qu’on écrit comme on fait des entailles sur un bout de bois à l’aide d’un canif.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :