Carnets 225

3 juin 1904, un quai de la gare de Moscou, Tchekhov murmure à un ami : « Je pars crever en Allemagne ». Et dans sa chambre d’hôtel à Badenweiler, une de ses dernières paroles : « Ich sterbe » (en allemand : je meurs).

On rapatrie le corps dans un wagon réfrigéré. Grossièreté de la foule venue à son enterrement comme à une pièce de théâtre. Chaliapine, les larmes aux yeux : « Dire qu’il a vécu pour ces fils de pute, qu’il a travaillé, pensé et s’est démené pour eux ».

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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