Carnets 257

Lucien Suel, Mort d’un jardinier : « Tu passes la main entre les buissons de thym pour le plaisir de sentir sur ta peau l’essence, molécules invisibles capables de t’évoquer des souvenirs lointains de jeunesse et de sud. »

Le thym : dans la réserve de la cuisine, les gros sacs en toile de jute dont on extrayait chaque jour à la même heure quelques branches pour les plonger dans un grand pot d’eau bouillante – la cloche sonnait et tout le monde se retrouvait autour de la même table du réfectoire située juste à côté de l’entrée de la cuisine.

Le thym était cueilli pas loin, sur le plateau. Tu avais fini par t’accoutumer au parfum et au goût assez fort de cette infusion de fin d’après-midi – tu ne pouvais plus t’en passer. (Cun du Larzac, années 92-93)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

2 commentaires sur « Carnets 257 »

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