Carnets 260

La case délabrée : au bord d’une artère principale de la ville, petite route longeant l’abîme – porte et fenêtres scellées par des plaques de métal rectangulaires – encore habitée il y a peu : un rideau tendu à l’entrée empêchait de voir à l’intérieur, une télé était allumée, on bougeait dans la pièce obscure en plein jour tandis que les voitures passaient à toute vitesse juste à côté.

Une plante sauvage : pousse sur la façade blanche d’un bâtiment de trois étages – racines plantées dans un trou du ciment – tiges en éventail, feuilles vert foncé – trainée de crasse sur le rebord du mur.

(Souvenir des vieux immeubles au bord des périphériques parisiens – pour l’enfant qui passait devant : comme une image de l’enfer.)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :