Carnets 280

Encore une fois : le mur de la case peint en blanc cassé de beige – la plante sauvage qui a poussé devant – la porte à la peinture bleu clair écaillée – la fenêtre obstruée par des planches en bois sombre – juste au dessous du toit en tôle, le panneau marron – en bois également – fixé là sans raison apparente, captant l’attention – sur le monticule de gravas dans l’arrière-cour : une baignoire neuve renversée – et l’autre jour, tournant en rond sur le sol bétonné de la cour principale donnant sur la ruelle : un enfant seul sur une patinette.

Le martin triste (appelé aussi merle de Maurice) : le sommet de la tête entièrement noir – le bec et le pourtour des yeux jaunes – le dessus des ailes noir, le dessous blanc – les pennes de la queue blanches – isolé, se tient silencieux sur le toit avant de pousser un cri sec, désagréable.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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