Carnets 301

Impression, quoique je fasse, de manquer l’aube, qu’elle a déjà commencé avant que je sois debout – même s’il fait encore nuit, on entend les premiers chants d’oiseaux – ou bien que le jour s’est levé devant moi sans que je m’en sois rendu compte : il fait déjà clair, et je n’ai pas perçu le moment précis où le ciel est passé de l’obscurité à la clarté (ici le passage est beaucoup plus rapide que dans l’hémisphère nord).

Ce « moment précis », j’en suis bien conscient, n’existe pas, et je rêve de saisir quelque chose qui ne peut pas être fixé, car il n’y a que des degrés d’obscurité ou de clarté, et on ne peut percevoir que la progression graduelle du plus sombre ou plus clair – à travers la transformation du paysage seconde après seconde, sous l’effet de la lumière.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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