Carnets 308

Deux jours de pluie ininterrompue et tous les signes ont disparu – on ne voit plus rien. Ecrasés par les puissants nuages, les passants avancent à l’aveuglette pour se rendre d’un point à l’autre de la ville, et le plus étonnant est qu’ils ne se cognent pas les uns contre les autres. L’absence de tout langage ne les décourage pas, ils continuent à marcher dans les rues en frappant le sol avec leur parapluie tout en grognant comme des animaux dont nous tairons l’espèce.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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