Carnets 311

Goethe à Rome, 16 février 1787 : « Le temps est superbe, les jours allongent sensiblement; les lauriers et les buis fleurissent, ainsi que les amandiers. J’ai été surpris ce matin par un singulier spectacle : je voyais au loin de grands arbres en forme de perches, entièrement vêtus du plus beau violet : une observation plus attentive m’a fait reconnaître l’arbre, connu dans nos serres sous le nom d’arbre de Judée, le cercis siliquastrum des botanistes. Ses fleurs papilionacées naissent immédiatement sur la tige. Les perches que je voyais devant moi avaient été émondées pendant l’hiver, et de l’écorce, sortaient par milliers les belles fleurs colorées. Les pâquerettes surgissent de terre comme des fourmis; le crocus et l’adonis sont plus rares, mais ils forment aussi une plus riche parure. »

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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