Carnets 328

Bientôt, la montagne sera couverte de frondaisons fleuries de flamboyant. En attendant, c’est un énorme massif rocheux aux couleurs sombres qu’assombrit encore un peu l’ombre des nuages (un petit point rouge est apparu là-haut, à l’angle de la route en corniche).

Une radio où quelques passionnés passent leurs journées à diffuser du jazz (entre chaque morceau leurs commentaires érudits sur tel ou tel musicien) – j’imagine un instant ces quelques individus (au sens noble du terme) enfermés toute la journée dans un studio, s’adonnant entièrement à leur unique passion – et tout à coup surgit en moi le désir d’un tel lieu clos, minuscule et à la fois ouvert sur le monde où on dirait de la poésie du matin jusqu’au soir et toute la nuit – diffusant des ondes poétiques vingt quatre heures sur vingt quatre.

Au pied du flamboyant qui fleurissait depuis quelques jours, le sol en béton était tapissé de pétales rouges. A côté de lui, les feuilles du manguier restaient muettes. – C’est par ces mots que commençait le conte de la journée.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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