Carnets 343

Maurice Nadeau dans le salon sombre d’une maison avec jardin – un collaborateur de la Quinzaine littéraire vient chercher un livre posé à plat sur un tapis dont je ne parviens pas à lire le titre – Nadeau me dit : « J’aimerais bien lire les Mémoires de Barack Obama » – je lui réponds : « Tu sais, on ne trouve le livre que dans les gendarmeries, il est gratuit, si tu veux je vais t’en chercher un exemplaire ».

Les différentes gares parisiennes : toutes pareilles désormais – de grands portails noirs à l’entrée des quais, des halls avec les mêmes entrées et sorties, un espace réduit où l’on peut circuler – impossible de distinguer Saint Lazare de la gare de Lyon, etc. – d’où le trouble : comment sait-on dans quelle gare on se trouve exactement et quel train on va prendre ?

Un banc de brume passe sur le sommet de la montagne, juste au-dessus d’un flamboyant en fleurs.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :