Carnets 345

Aube : posture guerrière des martins tristes alignés sur un toit (plumes hérissées, cris rauques).

Hier : reculant à chaque passage d’une voiture, un de leurs semblables tentait de tirer hors de la route un cadavre d’oiseau (ailes brisées, chair à vif). Son sautillement avait quelque chose d’obscène et de démoniaque, je ne pouvais l’associer qu’à notre propre agitation devant les écrans d’information.

Dimanche matin : peu de circulation sur le boulevard à côté, quelques aboiements lointains, le roucoulement d’une tourterelle toujours postée au même endroit sur le toit, le murmure des grillons, le bruissement des climatiseurs ou d’autres machines : au milieu de tous ces bruits mineurs, faire tout de même l’expérience du silence.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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