Carnets 357

J’ai traduit ces deux passages du Journal de Kafka (suite du septième carnet) :

Nous ne supportions pas un seul instant d’être à la maison. Nous savions qu’on allait nous chercher. Mais même quand c’était le soir, nous nous sauvions malgré tout. Notre ville était entourée de collines. C’est sur ces collines que nous grimpions. Nous faisions trembler tous les arbres quand nous sautions de l’un à l’autre en descendant la pente.

Posture le soir au magasin peu avant la fermeture : les mains dans le pantalon, un peu penché, regarder sur la place du fond de la voûte à travers la porte largement ouverte. Gestes fatigués des employés tout autour derrière les comptoirs. On ficelle un paquet avec lassitude, l’esprit ailleurs on dépoussière quelques boîtes, on empile du papier d’emballage usagé.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :