Carnets 368

Parfois, l’exotique n’est pas le plus lointain, mais le plus proche, ce qui est là devant nous et qu’on voit soudain : cette table de jardin mouchetée par des gouttes de pluie tombées d’on ne sait quel nuage (le ciel est entièrement bleu) – quelques instants plus tard, elles ont déjà disparu.

Des hommes et des femmes noteraient ce qu’ils verraient au cours de la journée et se retrouveraient le soir pour se raconter leurs observations : ce serait de vraies rencontres.

Albert Camus, Carnets : « L’Isle-sur-Sorgue. Grande chambre ouverte sur l’automne. Automnale elle-même avec ses meubles aux arborescences contournées et les feuilles mortes des platanes qui glissent dans la chambre, poussées par les vents sous les fenêtres aux rideaux couverts de fougères brodées. »

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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