Carnets 369

L’année commence avec l’apparition de l’ange kafkaïen (l’ange de la littérature ?) : « Je baissai le regard. Mais quand je le relevai, l’ange était certes encore là, suspendu assez bas sous le plafond qui s’était refermé, mais ce n’était pas un ange vivant, c’était seulement une figure en bois à la proue d’un navire, comme celles qui sont suspendues dans les bars de marins. Rien de plus. Le pommeau de l’épée était placé de telle façon qu’on puisse y mettre des bougies et y recueillir le suif. J’avais arraché l’ampoule, je ne voulais pas rester dans le noir, il me restait encore une bougie, je montai donc sur une chaise, fixai la bougie dans le pommeau de l’épée, l’allumai et restai assis jusque tard dans la nuit sous la faible lumière de l’ange. » (Journal de Kafka, septième carnet, 02/01/2021)

Texte complet

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :