Carnets 385

Maison abandonnée – portes et volets en bois clos – à côté des cafés de la rue piétonne (seul coin de la ville un peu animé après une certaine heure). Dans la cour du bâtiment voisin, arbre aux feuilles de palmier et fleurs roses. Sur le mur latéral de la maison-fantôme, saillie juste au-dessus de l’une des fenêtres aux volets clos, quelques chatons (noirs, gris, blancs) postés là – leurs mères sur le toit les surveillant. Femme d’une quarantaine d’années avec une boîte de pâtée dont elle extrait des morceaux à mains nues qu’elle lance avec beaucoup d’habileté aux chatons qui se jettent dessus. Tiges métalliques en forme de crochet dressées sur le bord du toit. Dans la rue, chat qui qui se faufile à travers une fente de la porte en bois. Maison abandonnée, maison-fantôme, maison habitée qui n’existe pas pour tous les passants et les gens assis aux terrasses des cafés.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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