Carnets 390

Le 7 avril 1913, Kafka travaille pour la première fois chez le jardinier Dvorský, à Nusle dans un faubourg de Prague, et il écrit à Felice Bauer : « J’ai travaillé dans la pluie froide, seulement en chemise et pantalon. Cela m’a fait du bien. Ce que je voulais avant tout, c’était échapper à la torture que je m’inflige à moi-même, contrairement au travail fantomatique du bureau qui s’envole quand je veux l’attraper – le bureau est un véritable enfer, je n’en crains plus d’autre (…). Mais cette justification n’est pas tout à fait honnête, car je considère que cette torture que je m’inflige à moi-même continuellement n’est absolument pas superflue, et même extrêmement nécessaire ».

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :