Carnets 391

Il se joue lui-même saisi de vertige au bord d’une route, les deux bras embrassant un pylône pour ne pas tomber – « depuis, ça revient si je tourne la tête un peu sur le côté, ça revient ».

Le matin, les minuscules oiseaux ronds qui se chamaillent sur un arbuste de la terrasse voisine en pépiant nerveusement semblent me dire : « Tu n’es pas réveillé ! Tu n’es pas réveillé ! »

Le bulbul orphée accroché à la tige d’un palmier : quelques bouts de chant lâchés distraitement quand il ne frotte pas son bec sous ses ailes.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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