Carnets 394

Il se réveilla en criant : il avait rêvé qu’il était cerné par 66 millions de procureurs portant tous le même masque qui représentait son propre visage.

Sur la route, trente minutes d’un morceau de Phill Niblock (musique drone) : peu à peu, oublier qu’il s’agit d’une musique humaine, se laisser envahir par des sons paraissant émaner des choses autour – immeubles en béton, rues asphaltées trempées par la pluie, ciel noir de nuages.

Un restaurant fréquenté par des vivants où on ne passe que des chansons chantées par des morts.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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