Carnets 408

Subitement, laisser tomber tout ce qu’on porte : son nom, son visage, son histoire, et même son rire.

Au feu rouge, deux visions mêlées : celle des combats entre Romains et Germains racontés par Tacite que je suis en train de lire (« Caesar, le premier, avec les cohortes prétoriennes, une fois le retranchement pris, se lança à l’attaque des forêts : là, ce fut une lutte corps à corps. L’ennemi avait derrière lui le marais, les Romains avaient le fleuve ou les montagnes ») – et celle, dans le rétroviseur, de la rangée de grosses voitures démarrant toutes ensemble, moteur vrombissant.

Un beau moment de ce rêve : il me ramène le thermos que j’avais oublié et pour le remercier je lui offre une tasse de thé.

Si ce qui est écrit tient, alors tu peux rester longtemps à le contempler comme une image.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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