Carnets 420

Novalis : « Quand la philosophie ne fait que tout ordonner, que tout poser, le poète défait tous les liens. Ses mots ne sont pas des signes généraux- ce sont des sons, des paroles magiques, qui font bouger autour d’eux de beaux groupes. Comme les vêtements des saints conservent encore des forces miraculeuses, certains mots sont sanctifiés par quelque merveilleux souvenir et devenus à eux seuls un poème. Pour le poète le langage n’est jamais trop pauvre, mais toujours trop général. Il a souvent besoin de mots qui ne cessent de revenir, de mots dépréciés par l’usage courant. Son monde est simple, comme son instrument – mais tout aussi inépuisable en mélodies. »

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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