Carnets 423

Silhouettes qui passent rapidement sur le parking, venant toujours du même point de l’autre côté du portail électrique – d’un coin d’ombre le long du mur. Quand elles marchent à moitié cachées par les voitures et les feuillages des petits palmiers, on reconnaît à peine un visage. Pressées semble-t-il de rejoindre le coin d’ombre de l’autre côté du portail, ou de revenir au point qu’elles ont quitté auparavant. Âmes errantes en plein soleil dans un tout petit espace circonscrit qu’elles ne font que traverser furtivement sans jamais regarder autour d’elles, comme si elles avaient peur d’être reconnues. Quand on passe le portail, elles restent la tête tournée vers le mur, silencieuses, plongées dans un rêve d’anonymat

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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