Carnets 426

Les enfants qui parlent du croton et du frangipanier comme s’ils avaient toujours connu ces arbustes (et c’est certainement le cas) tandis que toi, tu les as découverts en venant vivre ici. Leur étonnement quand tu leur dis que tu n’as jamais mangé de coeur de boeuf (un fruit tropical) – leur incrédulité quand ils découvrent que le même nom sert à désigner une espèce de tomate que Lucien Suel cultive dans son jardin (voir son Journal d’un jardinier).

Des perceptions fugitives, des odeurs éphémères qui te font accéder, l’espace d’une seconde, au pays de l’enfance (le Morvan).

La Tempête : « Viens, je veux t’enchaîner les deux pieds au cou : c’est l’eau de mer / Qui sera ton breuvage ; tu te nourriras / De moules de ruisseau, de racines flétries / Et des cupules dont le gland fait son berceau. » (fresh-brook mussels, withered roots, and husks / Wherein the acorn cradled)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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