Carnets 427

Graminée qui a poussé dans une fente entre deux bordures en béton – si fine tige au bout de laquelle se dressent quelques minuscules feuilles d’un vert clair lumineux – presqu’invisibles.

Grandes flèches blanches tracées sur le bitume de la ville – à force de les voir, tu as le sentiment qu’elles te traversent le crâne et cherchent à t’imposer une seule direction possible – toujours tout droit, toujours plus loin – alors que tu ne veux que rôder dans ce quartier aux rues enchevêtrées et silencieuses, et ne plus jamais en sortir.

Philippe Jaccottet: « Rebaptisé chaque matin par le jour ».

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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