Carnets 451

A dix heures du soir, un miaulement déchirant dans la rue. Un chat assis devant le portail de l’école. Il est seul et miaule de désespoir. Puis il s’avance vers une voiture garée à côté, sous laquelle un autre chat l’attend, venu le défier.

Le vieux et le jeune se retrouvent tous les matins à la terrasse du café face à l’océan. Un jour, le premier arrive et dit au second déjà assis à une table : « Aujourd’hui, je joue le jeune et toi tu joues le vieux ».

Tchekhov, lettre à son frère Michel, 25 avril 1883 : « La nuit, je suis sorti du wagon et j’ai vu un vrai prodige : la lune, la steppe à perte de vue, avec des tumuli et le désert ; un silence de tombe tandis que les wagons et les rails se détachent avec dureté dans la pénombre. Le monde semble éteint… Un tableau tel qu’on ne peut l’oublier dans des siècles des siècles ».

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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