Carnets 455

Goethe à Naples, 6 mars 1787 : « Tischbein a surmonté sa répugnance pour me tenir compagnie, et il est monté aujourd’hui avec moi sur le Vésuve. Un artiste comme lui, qui s’occupe toujours et uniquement des formes les plus belles, chez les hommes et les animaux, qui même humanise par le sentiment et par le goût les objets informes, les rochers, les paysages, doit trouver abominable un informe, horrible entassement, qui se dévore lui-même sans cesse et déclare la guerre à tout sentiment de beau. »

La petite salle d’attente dans l’arrière-cour déserte : un canapé en cuir noir, trois chaises, la porte ouverte sur le dehors – la sensation d’être arrivé dans un refuge à deux pas de la foule de la rue piétonne.

Une boutique délabrée – des tissus à vendre pendus aux portes – devant, trois hommes de type oriental (dont le propriétaire sans doute) échangent quelques mots – l’homme le plus jeune sourit à l’enfant qu’un autre tient dans ses bras (tu passes sans t’arrêter devant ce tableau de la paix).

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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