Carnets 104

« Ce qui caractérise la ville est son vide. La grande place par exemple est toujours vide. Les tramways qui s’y croisent sont toujours vides. Leur sonnerie est forte, claire, libérée de la nécessité de l’instant. Le grand bazar, qui commence sur la place et mène entre de nombreuses maisons jusqu’à une rue lointaine, le grandPoursuivre la lecture de « Carnets 104 »

Carnets 103

Dans la salle d’attente, quelques femmes bavardent joyeusement – bas du visage découvert. Et moi à côté, avec mon masque et mes lunettes noires – absolument sinistre. Je finis par aller patienter dans le jardin devant l’entrée. Le médecin D. – visage rougi derrière son masque FFP2 – tousse un peu. D’habitude, quand je viens,Poursuivre la lecture de « Carnets 103 »

Carnets 102

Goethe à Venise (6 octobre 1786) – découvrant le « fameux chant des gondoliers ». Les deux hommes – un à l’avant et un autre à l’arrière de la gondole – chantent le Tasse et l’Arioste, perpétuant une pratique ancestrale. « Avec une voix perçante ( le peuple estime la force avant tout), assis sur le bord d’unePoursuivre la lecture de « Carnets 102 »

Carnets 100

Le matin, je note : « Le souvenir de mes différentes solitudes, toutes terribles. » (PH) Et le soir : « Les loups solitaires sont des aventuriers, des explorateurs qui repoussent les limites de leur monde. C’est vraiment passionnant de voir un animal théoriquement social être si autonome dans sa vie de solitaire. Ce n’est pas une mauvaisePoursuivre la lecture de « Carnets 100 »

Carnets 97

Bord de mer. Les feuilles vertes du manioc marron le matin : toutes alignées dans le même sens et traversées par la lumière – dressées pour la recevoir pleinement. Le « Mehr Licht ! » des végétaux. C’est après avoir tourné autour de ces buissons proliférants que j’ai remarqué qu’ils étaient en pleine floraison : entre leursPoursuivre la lecture de « Carnets 97 »