Carnets 192

J’allume le téléphone et tombe aussitôt sur le mot allemand Weltschmerz – soit l’accablement qu’on ressent devant l’état du monde – j’éteins le téléphone. Leurs feuilles se touchent : trois petits palmiers plantés devant une place de parking, juste à côté d’un mur – de l’autre côté, l’épaisse palmeraie. Après avoir dessiné, tu écris différemmentLire la suite « Carnets 192 »

Carnets 190

Novalis, Grains de pollen : « Le dessaisissement de soi est la source de tout abaissement, comme au contraire le fondement de toute élévation authentique. Le premier pas est un regard vers l’intérieur, une contemplation isolant notre Soi. Celui qui s’arrête là n’est qu’à mi-chemin. Le deuxième pas doit être un regard efficace vers l’extérieur, uneLire la suite « Carnets 190 »

Carnets 186

Francis Ponge, Le Carnet du bois de pins : « Ce qui importe chez moi, c’est le sérieux avec lequel j’approche de l’objet, et d’autre part la très grande justesse de l’expression. Mais il faut que je me débarrasse d’une tendance à dire des choses banales et conventionnelles. Ce n’est vraiment pas la peine d’écrire siLire la suite « Carnets 186 »

Carnets 183

La route de montagne bordée de bananiers : s’appelle, après Salazie, « rue Georges Pompidou » (l’occupation – la pollution de la nature par les noms de l’Histoire). Entrée d’Hell-Bourg : une statue de guerrière tout le corps dressé vers le ciel, tenant un rameau d’olivier dans une main et dans l’autre un bouclier – « L’âme deLire la suite « Carnets 183 »