Carnets 284

Des bouts de conversation continuaient à résonner en lui, parfois à cause d’un simple mot, comme ce « lebensmüde » qu’avait prononcé Ahmed l’Algérien un soir où il l’avait retrouvé par hasard dans ce café de Tübingen, juste devant l’entrée de la petite salle de cinéma à côté : « Ich bin müde… ich bin lebensmüde » (« Je suisLire la suite « Carnets 284 »

Carnets 281

Robert Walser : « A présent la température ne cessait de monter et la nature était toujours plus luxuriante, elle était recouverte d’un épais tapis verdissant de prairies, de la vapeur montait des prés et des champs, dans leur beau vert frais et riche les forêts offraient un spectacle ravissant. Toute la nature s’offrait, s’allongeait, s’étendait,Lire la suite « Carnets 281 »

Carnets 277

Dans la nuit, longtemps avant l’aube : les nombreux pépiements d’oiseaux – leur rythme soutenu, presque frénétique – d’où émergent deux-trois chants paisibles. Sur la montagne : une antenne en forme de crucifix. Le chant du coq en pleine ville. La salangane : son territoire délimité par quelques bâtiments entre lesquels elle vole, à l’écartLire la suite « Carnets 277 »

Carnets 276

« Das Leben poetisieren » : « poétiser la vie ». Quand je lis Handke, je lis aussi Hölderlin, Goethe, Novalis et les romantiques allemands. « Les soi-disantes expériences « mystiques » sont des expériences de la vie. » « Contre le flux des pensées : la vision. Contre le bavardage : être silencieux. » (dans la série Dasein/zazen) Le silence du karst yougoslave (1987)Lire la suite « Carnets 276 »