Carnets 316

Journal de Kafka, septième carnet : « Chaque soir depuis une semaine mon voisin de chambre vient lutter avec moi. Je ne le connaissais pas, ne lui avais pas non plus parlé jusqu’à présent. Nous échangeons seulement quelques exclamations, on ne peut pas dire que nous « parlons ». C’est avec « allez » que commence le combat, « crapule » gémitLire la suite « Carnets 316 »

Carnets 281

Robert Walser : « A présent la température ne cessait de monter et la nature était toujours plus luxuriante, elle était recouverte d’un épais tapis verdissant de prairies, de la vapeur montait des prés et des champs, dans leur beau vert frais et riche les forêts offraient un spectacle ravissant. Toute la nature s’offrait, s’allongeait, s’étendait,Lire la suite « Carnets 281 »

Carnets 267

Emmanuel Carrère, Yoga : « Le mental s’échappe tout le temps. Il s’échappe du présent, il s’échappe du réel – qui sont la même chose, puisque seul le présent est réel. Le maître tibétain Chogyam Trungpa avait coutume de dire que nous ne dédions au présent que 20% de notre activité cérébrale. Les 80% qui restent,Lire la suite « Carnets 267 »

Carnets 263

Tchekhov, lettre à son frère Alexandre, 10 mai 1886 : « Selon moi, les descriptions de la nature doivent être très courtes et venir à propos. Les lieux communs dans le genre de : Le soleil couchant se baignait dans les flots d’une mer qui s’obscurcissait, baignée d’eau pourpre, etc… ou : Les hirondelles rasant l’eauLire la suite « Carnets 263 »

Carnets 248

Peter Handke, Histoire du crayon : « Comme si l’on devait, à partir de l’information généralisée, reconquérir tous les secteurs de la vie, et, pour les autres, les réanimer en écrivant. Chaque détail, en étant déjà « élucidé » en tant qu’opinion, semble être devenu une terre inconnue. Des domaines du monde toujours plus nombreux sont, à forceLire la suite « Carnets 248 »

Carnets 219

Lecture d’un haïku de Tōta Kaneko dans l’Anthologie du poème court japonais réalisée par Corinne Atlan et Zéno Bianu : « Les employés de banque / miroitent au matin / comme des calamars. » Tōta Kaneko est considéré comme l’un des plus grands poètes de haïku du vingtième siècle. En 1941, son premier maître, Seiho Shimada, etLire la suite « Carnets 219 »