Carnets 168

« Apparut un énorme cafard de l’espèce Gregor Samsa, brillant, nombreuses pattes, courbé, court palabre avec lui. » (PH, Hier en chemin) Certaines lectures sont des tempêtes : le lendemain matin, la lumière est plus vive et l’air plus pur. (Fini hier soir Une voix dans la nuit de Yasushi Inoue.) Chaque oiseau partage le même territoireLire la suite « Carnets 168 »

Carnets 166

Yasushi Inoue, Une voix dans la nuit : « dans le ciel encore clair apparut l’ombre blanche des soirs de printemps » – « la pénombre blanchâtre des soirs de printemps commençait à flotter dans la plaine » – « la lumière blanchâtre des soirs de printemps semblait flotter légèrement autour de lui ». Sur l’écran, l’écriture est plus fluide, plusLire la suite « Carnets 166 »

Carnets 164

Luis Sepúlveda, Le Vieux qui lisait des romans d’amour : « Pluies et soleil, les saisons se succédaient. Avec leur passage, il apprit les rites et les secrets de ce peuple. Il participait à l’hommage rendu quotidiennement aux têtes réduites des ennemis morts en guerriers valeureux, et entonnait avec ses hôtes les anents, chants de remerciementsLire la suite « Carnets 164 »

Carnets 163

Traduire : travailler chaque mot de l’intérieur – hier, dans Le Verdict, « herausschneiden » – composé du verbe « schneiden » (couper) et de la particule « heraus » (action de (faire) sortir) – soit retirer en découpant, extraire – par exemple un abcès – et dans le texte de Kafka: « aus mir einen Menschen herausschneiden », soit « extraire un hommeLire la suite « Carnets 163 »

Carnets 160

Toujours étonné de voir des auteurs de fiction partir de « matériaux » qui leur sont complètement extérieurs et étrangers – le plus important, pour eux, étant de produire des histoires à la chaîne pour « l’industrie du livre ». Chez Sepúlveda, la fiction est basée sur une expérience de plusieurs années de la forêt amazonienne. Chaque mot qu’ilLire la suite « Carnets 160 »

Carnets 151

Natsumé Sôseki, Oreiller d’herbes : « J’entendis soudain à mes pieds des pépiements d’alouettes. Mais j’avais beau observer la vallée, je n’apercevais nulle ombre, nulle forme qui pût m’indiquer l’origine de ce chant. Il n’y avait que ce cri qui résonnait clairement. C’était un chant vif, précipité, incessant. On aurait dit qu’à un kilomètre à laLire la suite « Carnets 151 »

Carnets 142

Luis Sepulveda, L’Ombre de ce que nous avons été : « Il se rappela qu’il avait lu, pendant son exil, à Paris, un roman de Ramon Diaz-Eterovic intitulé La Ville est triste et, accoudé à La Périgourdine, le bar de Saint-Michel où, sans raison apparente, se retrouvaient toujours les Latino-Américains, il avait pleuré devant la descriptionLire la suite « Carnets 142 »

Carnets 131

A Venise, Goethe fait la connaissance d’un Français qui ne sait pas un mot d’italien – « qui, avec toutes ses lettres de recommandation, ne sait pas où il en est » – « un homme de condition, de très-bonnes manières, mais incapable de sortir de lui-même » – surpris de voir qu’après seulement quinze jours à Venise, GoetheLire la suite « Carnets 131 »