Carnets 414

Araignée goutte, araignée architecte, épeire lugubre, araignée cerf-volant, araignée rugueuse, araignée sauteuse, araignée-lynx, araignée-loup, araignée cracheuse, araignée-scorpion, araignée-crabe (vie animale, vie du langage). Le barman quand quelqu’un qu’il connaît entre dans le restaurant : « Salut jeune homme, ça va ? » – suivi d’un autre quelques instants plus tard : « Salut jeune homme, ça va ? »Lire la suite « Carnets 414 »

Carnets 394

Il se réveilla en criant : il avait rêvé qu’il était cerné par 66 millions de procureurs portant tous le même masque qui représentait son propre visage. Sur la route, trente minutes d’un morceau de Phill Niblock (musique drone) : peu à peu, oublier qu’il s’agit d’une musique humaine, se laisser envahir par des sonsLire la suite « Carnets 394 »

Carnets 365

Goethe, Voyage en Italie, en route vers Naples : « oranges qui pendaient par-dessus les murs des deux côtés du chemin » / « en haut, le jeune feuillage est jaunâtre, en bas et au milieu il est du vert le plus riche » / « champs de blé bien cultivés, plantés d’oliviers dans les endroits convenables » / « champs pierreux,Lire la suite « Carnets 365 »

Carnets 360

« Après avoir écumé linguistique, paléontologie et géologie sur sept cents pages, Hermann mourant traçait une ultime esquisse des montagnes sculptées qui bordent Saint Denis de La Réunion et révélaient à ses yeux le mémorial du passé mythique, du « préhistorique » de Bourbon et de toute la Lémurie. » La faille dans la montagne qu’il avait dessinée, c’étaitLire la suite « Carnets 360 »

Carnets 351

Je cherchais le numéro 17. Après un restaurant, je passais sous un porche et trouvais le cabinet d’architecte – porte blindée et façade métallique sans fenêtre – me retournais, juste en face il y avait une autre porte à l’arrière du restaurant, en bois clair celle-là, vieille, usée, sans poignée, juste une serrure incrustée, porteLire la suite « Carnets 351 »

Carnets 337

Reconnaissance à tout ce qui me ralentit – à tout ce qui fait naître des perceptions puis des images – reconnaissance à la montagne, au ciel, aux nuages qui me ralentissent, reconnaissance aux oiseaux dont les vols parfois fulgurants me ralentissent aussi, faisant s’évanouir en moi toutes les images artificielles et envahissantes, reconnaissance aux guêpesLire la suite « Carnets 337 »